Combien coûte un site internet ? Ce que je réponds vraiment

Ce que je réponds quand on me demande le prix d’un site internet, pourquoi je ne donne jamais un chiffre tout de suite, et ce qui fait réellement varier un devis.

Illustration : Combien coûte un site internet ? Ce que je réponds vraiment

« Ça va me coûter combien ? »

C'est rarement la première phrase de l'appel. C'est presque toujours la deuxième.

Et je la trouve légitime. Personne n'a envie de passer une heure à raconter son projet pour découvrir à la fin qu'il était hors budget depuis le début. Le problème, c'est que la réponse honnête ressemble à une esquive : ça dépend.

Alors voilà ce qu'il y a derrière ce « ça dépend ».

Pourquoi je ne donne pas un chiffre tout de suite

Un prix annoncé avant d'avoir compris le projet n'engage personne. Il rassure trois minutes, puis il se révèle faux dès la première vraie question, et c'est à ce moment-là que la confiance s'abîme.

J'ai vu des projets décrits en une phrase au téléphone « juste un petit site vitrine » qui cachaient une prise de rendez-vous, un espace client et trois langues. J'en ai vu d'autres, présentés comme compliqués, qui tenaient sur une page.

Le chiffre n'est pas ce qui coûte cher à donner. C'est de le donner à l'aveugle.

Ce qui coûte cher n'est jamais ce que vous croyez

Quand on imagine le prix d'un site, on pense au nombre de pages. C'est presque toujours le mauvais critère.

Ce qui fait monter un devis, c'est ce qui doit fonctionner tout seul : un paiement, un stock, un formulaire qui déclenche quelque chose, un espace où quelqu'un se connecte. Chacune de ces briques doit être pensée, testée, sécurisée, et surtout maintenue après la mise en ligne.

Le design, lui, coûte du temps quand il est vraiment sur mesure. Une identité visuelle inventée pour vous, ce n'est pas la même chose qu'un gabarit adapté à vos couleurs. Les deux sont des choix valables. Ils ne se paient simplement pas pareil.

Et puis il y a le contenu. C'est le poste dont on ne parle jamais et qui décale le plus les projets. Un site attend rarement le développement. Il attend les textes et les photos.

Le devis à 400 € et celui à 4 000 € font-ils le même site ?

Non, mais pas pour les raisons qu'on croit.

À 400 €, on achète une mise en ligne. Le site existe, il s'affiche le jour de la livraison. Ce qu'on n'achète pas, c'est ce qui vient après : la vitesse quand le catalogue grossit, la structure qui permet à Google de comprendre les pages, la possibilité de modifier un tarif sans rappeler quelqu'un.

À 4 000 €, on achète du temps passé à réfléchir avant d'ouvrir l'éditeur. Qui vient sur ce site, ce qu'il cherche, ce qu'on veut qu'il fasse.

Entre les deux, la question à poser n'est pas « pourquoi c'est plus cher ». C'est : qu'est-ce qui se passe dans six mois, quand j'aurai besoin de changer quelque chose ?

Ce que je vous demande avant de chiffrer

Trois choses, et aucune n'est technique.

Ce que vous vendez, et à qui. Pas votre métier, ce que votre client vient chercher en vous appelant. Deux traiteurs peuvent faire exactement le même travail : celui qui vit des mariages a besoin de montrer, celui qui livre des entreprises le midi a besoin qu'on commande en trois clics. Même métier, deux sites qui n'ont rien à voir.

Ce que le site doit provoquer. Un appel, un devis, une commande, une prise de rendez-vous. Un site qui n'a pas d'objectif ne peut pas être raté, mais il ne peut pas non plus être réussi.

Et ce que vous avez déjà. Des photos, des textes, une identité visuelle, un ancien site. Ce qui existe déjà change le devis autant que ce qui reste à faire.

Ce que je peux dire sans rien savoir de votre projet

Trois formules structurent mes tarifs, et je les affiche parce que je trouve normal de savoir où l'on met les pieds.

Un site d'une page, pensé pour une activité qui démarre ou dont l'offre s'explique simplement, c'est 799 €. Un site de plusieurs pages, avec un design sur mesure, un espace pour gérer vos contenus vous-même et un travail de référencement plus poussé, démarre à 1 399 €. Pour l'e-commerce et les applications, je fais un devis après un échange, parce qu'il n'y a pas deux projets identiques.

Dans les deux premières, le nom de domaine, l'hébergement de la première année et un mois de maintenance sont compris. À partir de la deuxième année, le domaine et l'hébergement coûtent 144 € par an. C'est le poste qu'on oublie systématiquement de comparer d'un devis à l'autre, et il finit toujours par arriver.

La maintenance, elle, est un contrat distinct : mises à jour, sécurité, sauvegardes et accompagnement. On la prend ou non selon l'usage qu'on a du site, et je préfère qu'elle reste un choix plutôt qu'une ligne noyée dans un forfait. Le paiement en plusieurs fois est possible sur la création.

Le vrai risque n'est pas de payer trop cher

Il est de payer pour un site dont vous ne ferez rien.

Un site à 500 € qui ne vous amène personne coûte plus cher qu'un site à 2 000 € qui vous apporte deux clients par mois. Le prix ne se juge pas en valeur absolue, mais contre ce qu'il vous rapporte et personne ne peut estimer ça à votre place au téléphone en trois minutes.

C'est pour ça que je préfère commencer par un échange, gratuit et sans engagement. Pas pour vous vendre quelque chose. Pour savoir si j'ai quelque chose à vous vendre.

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